20 bateaux pour briser le blocus de Gaza

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IMG_9584_image-gaucheUne nouvelle flottille se prépare pour tenter de briser le blocus de Gaza. En mai dernier, 6 bateaux partis de Turquie, avaient déjà essayé d'acheminer du matériel humanitaire en Palestine. La flottille a alors été pris d'assaut par l'armée israélienne. L'attaque avait fait 9 morts et suscité l'indignation internationale. Pour éviter pareille mésaventure, de nombreux intellectuels et personnages politiques devront être cette fois-ci du voyage. Un concert de soutien est organisé à Lyon.

La bande de Gaza et ses 1,5 millions d'habitants subissent depuis 2007 le blocus de L'armée israélienne. Malgré les nombreuses condamnations internationales, le blocus continue. Durant la deuxième quinzaine du mois de mai, une flottille internationale de 15 à 20 navires, comprenant aussi un bateau français, sera envoyée dans le but de traverser le blocus. Un voyage avant tout symbolique, bien que quelques bateaux embarquent des cargos médicaux.

« La situation que vivent les Gazaouis est un affront aux Droits de l'Homme », s'est indigné le vice-président communiste du sénat Guy Fischer (photo).

URGENT : Permis de tuer les humanitaires qui souhaitent se rendre à Gaza !!!

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4708370937_103a189d61Gaza/flottille: le raid "conforme au droit international"

JERUSALEM - Le blocus maritime de la bande de Gaza et le raid meurtrier mené par Israël pour empêcher une flottille d'aide de briser ce blocus en mai dernier sont "conformes au droit international", selon le rapport de la commission d'enquête israélienne publié dimanche.

Les six membres de la commission d'enquête, dont deux observateurs internationaux, chargés d'examiner les aspects juridiques de l'assaut des commandos de marine israéliens, ont blanchi l'Etat hébreu à l'unanimité.

"L'imposition d'un blocus maritime sur la bande de Gaza, compte tenu des raisons sécuritaires et des efforts d'Israël pour remplir ses obligations humanitaires, était légal et conforme au droit international", affirme la commission dirigée par le juge Yaacov Tirkel.

Selon le rapport, le recours à la force lors de l'arraisonnement sanglant du ferry turc Mavi Marmara, bateau-amiral de la flottille humanitaire internationale, "a été légal et conforme au droit international".

Toutefois, sur 6 des 133 cas d'usage de la force par les commandos israéliens, la commission Tirkel s'abstient de donner ses conclusions, estimant "ne pas disposer d'informations suffisantes".

La commission regrette par ailleurs les "conséquences regrettables en pertes de vie humaines et en blessures".

La mort de neuf passagers turcs durant l'assaut israélien a provoqué une très grave crise dans les relations entre Israël et la Turquie, et soulevé une vague de réprobation internationale.

(©AFP / 23 janvier 2011 13h23)

Le monde connaît ce drame, mais il se tait !

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ziad01Par Ziad Medoukh, Palestinien et professeur de français à l'université Al Aqsa de Gaza et coordinateur du Centre de la Paix de Gaza.

Je ne vais pas revenir sur les événements tragiques de la dernière guerre israélienne contre la population civile dans la bande de Gaza, il y a deux ans déjà, une guerre qui a duré plus de trois semaines, menée par une puissance militaire, contre des enfants, des femmes et des personnes âgées, dans un territoire enfermé, isolé et soumis à un blocus inhumain.

Je ne vais pas rappeler les pertes humaines – plus de 1 500 Palestiniens y ont laissé leur vie, en majorité des civils.

Je ne vais pas rappeler la destruction de plus de 30 % des infrastructures de la bande de Gaza ; je ne vais pas rappeler les armes interdites utilisées par l’aviation, la marine et les forces terrestres d’une armée sauvage.

Je ne vais pas rappeler ce drame, parce que le monde le connaît, mais, hélas ! le monde se tait !

Cette guerre avait pour objectif de briser la volonté d’une population résistante, cette population courageuse qui a résolu de défier le blocus imposé par la force de l’occupation israélienne, mais qui a surtout décidé de rester attachée à sa terre, en dépit de toutes les difficultés et des mesures atroces d’une occupation qui ne veut jamais la paix.

Deux ans après, rien n’a changé à Gaza, plus de 5 000 habitants vivent toujours sous des tentes, les ruines des maisons et des usines témoignent de la barbarie de l’agression israélienne contre les civils. Aucun projet de reconstruction n’a eu lieu, n’a lieu et n’est possible à cause du maintien du blocus, et de l’interdiction d’entrée, par ordre militaire israélien, des matériaux de construction.

Deux ans après, Gaza continue de souffrir, Gaza est toujours sous blocus, Gaza affronte les bombardements et les incursions de l’armée israélienne, Gaza est toujours et plus que jamais une prison à ciel ouvert.

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